Soudain, avançant dans l'ornière Où le monstre attendait sa torture dernière, L'âne vit le crapaud, et , triste, - hélas! penché Sur un plus triste - lourd, rompu, morne, écorché, Il sembla le flairer avec sa tête basse; Ce forçat, ce damné, ce patient, fit grâce; Il rassembla sa force éteinte, et, roidissant Sa chaîne et son licol sur ses muscles en sang,
Résistant à l'ânier qui lui criait: Avance!
Maîtrissant du fardeau l'affreuse connivence, Avec sa lassitude acceptant le combat, Tirant le chariot et soulevant le bât, Hagard, il détourna la roue inexorable, Laissant derrière lui vivre ce misérable; Puis, sous un coup de fouet, il reprit son chemin.