L'été lorsque le jour a fui, de fleurs couvertes La plaine verse au loin un parfun enivrant; Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte, On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure; Une vague demi-jour teint le dôme éternel; Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure, Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
L'Eté de Théodore de Banville
Il brille, le sauvage été, La poitrine pleine de roses, Il brûle tout, hommes et choses, Dans sa placide cruauté.
Il met le désir effronté Sur les jeunes lèvres décloses; Il brille, le sauvage été, La poitrine pleine de roses.
Roi superbe, il plane irrité Dans des splendeurs d'apothéoses Sur les horizons grandioses; Fauve dans la blanche clarté,